Apnée du sommeil : symptômes, fatigue et accompagnement par la réflexologie combinée

Vous dormez plusieurs heures, mais vous vous réveillez fatigué(e) ?

Votre conjoint vous dit que vous ronflez beaucoup ou que votre respiration semble parfois s’arrêter pendant la nuit ?

Vous vous sentez somnolent(e) dans la journée, avec parfois des difficultés de concentration, une sensation de brouillard mental ou l’impression de ne jamais avoir véritablement récupéré ?

Ces signes peuvent avoir différentes origines, mais ils peuvent aussi évoquer une apnée du sommeil.

L’apnée du sommeil touche de nombreuses personnes et peut parfois passer inaperçue pendant longtemps.

Il est donc important de savoir la reconnaître et, surtout, de ne pas la banaliser.

Dans cet article, je vous propose de comprendre ce qui se passe dans le corps pendant la nuit, mais également d’élargir notre regard sur le sommeil, le stress, le relâchement et la récupération.

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

L’apnée obstructive du sommeil correspond à des interruptions répétées de la respiration pendant le sommeil.

Pendant quelques secondes, les voies respiratoires supérieures se ferment partiellement ou complètement et l’air passe difficilement, voire plus du tout.

Le cerveau provoque alors de très courts éveils permettant à la respiration de reprendre.

La personne n’en a pas nécessairement conscience.

Mais lorsque ces épisodes se répètent de nombreuses fois pendant la nuit, le sommeil est fragmenté et perd une partie de sa fonction réparatrice.

C’est ainsi que l’on peut avoir dormi 7 ou 8 heures… et pourtant se lever épuisé(e).

Les signes qui doivent attirer votre attention

Parmi les manifestations fréquemment associées à l’apnée du sommeil, on retrouve notamment :

  • des ronflements importants ;
  • des pauses respiratoires constatées par le conjoint ;
  • des réveils nocturnes répétés ;
  • une sensation d’étouffement ou de suffocation pendant la nuit ;
  • une fatigue importante au réveil ;
  • des maux de tête matinaux ;
  • une somnolence dans la journée ;
  • des difficultés de concentration ou de mémoire ;
  • une irritabilité ou des changements d’humeur.

Avoir l’un de ces symptômes ne signifie pas nécessairement que vous souffrez d’apnée du sommeil.

En revanche, des ronflements importants associés à une fatigue persistante ou à des pauses respiratoires observées doivent conduire à en parler à votre médecin.

Le diagnostic nécessite un bilan médical et généralement un enregistrement du sommeil.

Pourquoi l’apnée du sommeil doit-elle être prise au sérieux ?

L’apnée du sommeil n’est pas simplement un problème de ronflement.

Lorsqu’elle est importante et qu’elle n’est pas prise en charge, elle peut avoir des conséquences sur la santé et est notamment associée à une augmentation du risque cardiovasculaire.

La somnolence diurne peut également avoir des conséquences très concrètes, notamment lors de la conduite automobile.

C’est pourquoi la réflexologie, le shiatsu ou toute autre pratique complémentaire ne doivent jamais se substituer au diagnostic et au traitement médical de l’apnée du sommeil.

Cette distinction me paraît essentielle.

Alors, quelle place pour une approche globale ?

C’est précisément ici que mon travail de réflexologue et de praticienne en shiatsu peut trouver sa place : non pas traiter l’apnée elle-même, mais accompagner la personne dans sa globalité.

Car derrière un trouble du sommeil, il y a aussi une personne.

Son rythme de vie.

Son niveau de fatigue.

Son stress.

Ses tensions.

Son alimentation.

Son activité physique.

Son état émotionnel.

Et parfois cette impression de ne jamais réussir à véritablement « couper ».

Dans ma pratique au cabinet, je m’intéresse donc également à la manière dont la personne récupère et à la place qu’elle accorde au repos dans son quotidien.

Quand le corps reste en état d’alerte

Certaines personnes vivent presque continuellement dans l’anticipation.

Il faut penser à tout.

Gérer le travail.

La famille. Les rendez-vous.

Les imprévus.

Les responsabilités.

Et parfois, même lorsque le corps s’allonge enfin, le système nerveux peine à redescendre.

Le mental continue.

Les muscles restent tendus.

La respiration peut être plus haute.

On se réveille facilement.

On pense à ce qu’il faudra faire demain.

Cette hypervigilance n’est pas une cause médicale démontrée de l’apnée obstructive du sommeil.

Mais elle peut coexister avec des troubles du sommeil et contribuer à cette sensation de ne jamais récupérer pleinement.

C'est donc un élément que je trouve intéressant d'explorer dans un accompagnement global.

Et sur le plan émotionnel ?

Je préfère parler ici de piste de réflexion plutôt que de “cause émotionnelle de l’apnée”.

La maladie ne doit jamais devenir une culpabilité supplémentaire.

Il ne s’agit donc pas de dire :

« Vous faites des apnées parce que vous n’arrivez pas à lâcher prise. »

Ce serait beaucoup trop simpliste.

En revanche, nous pouvons nous interroger :

  • Est-ce que je m’autorise réellement à me reposer ?
  • Ai-je constamment besoin de contrôler ce qui se passe autour de moi ?
  • Est-ce que je me sens suffisamment en sécurité pour relâcher ?
  • Quand je suis fatigué(e), est-ce que j’écoute mon corps ou est-ce que je continue malgré tout ?
  • Quelle place est-ce que je m’accorde dans mon quotidien ?

Ces questions ne posent aucun diagnostic.

Elles permettent simplement d'écouter autrement ce que nous vivons.

« J’ai besoin de souffler »

Je trouve d'ailleurs notre langage quotidien particulièrement intéressant.

Lorsque nous sommes débordés, nous disons :

« J’ai besoin de souffler. »

Lorsque nous nous sentons oppressés :

« J’ai besoin d’air. »

Lorsque tout devient trop lourd :

« J’ai besoin d’espace. »

Ces expressions ne signifient évidemment pas qu’une émotion provoque une apnée du sommeil.

Mais elles montrent à quel point respiration, espace personnel, stress et vécu émotionnel sont intimement liés dans notre ressenti.

Et c'est cette personne dans son ensemble que j'accompagne au cabinet.

Le regard de la Médecine Traditionnelle Chinoise

Ma formation en shiatsu et en Médecine Traditionnelle Chinoise m'amène également à porter un autre regard sur la respiration et le sommeil. Mon site présente d'ailleurs cette dimension parmi les différentes composantes de mon parcours.

En MTC, le Poumon est traditionnellement associé à la respiration et à la circulation du Qi.

La Rate intervient notamment, dans cette conception traditionnelle, dans la transformation des liquides, tandis que les Reins occupent une place importante dans l'énergie profonde de l'organisme.

Selon le bilan énergétique de la personne, différents déséquilibres peuvent donc être explorés.

Attention cependant : il s'agit ici de concepts issus de la médecine traditionnelle chinoise et non du mécanisme médical reconnu de l'apnée obstructive du sommeil.

Les deux approches ne doivent pas être confondues.

Réflexologie et shiatsu : que puis-je vous proposer ?

Dans mon cabinet de Saint-Jean-le-Vieux, mon accompagnement est personnalisé en fonction de votre état général, de votre niveau de stress, de votre sommeil, de votre fatigue et de vos tensions physiques ou émotionnelles. C'est déjà le principe que j'applique lors de mes séances.

Dans le contexte d'un sommeil perturbé, la réflexologie ou le shiatsu peuvent s'inscrire dans une démarche de bien-être visant notamment à favoriser :

  • la détente profonde
  • le relâchement des tensions
  • l'apaisement
  • une meilleure écoute des sensations corporelles
  • un temps de pause et de récupération

L'objectif n'est donc pas de remplacer le traitement de l'apnée du sommeil, mais d'accompagner la personne parallèlement à son suivi médical.

Retrouver progressivement un espace de récupération

Au-delà des séances, j'aime également inviter chacun à observer son quotidien.

Le sommeil commence bien avant le moment où nous fermons les yeux.

Horaires irréguliers, stress permanent, écrans tard le soir, alimentation, alcool, sédentarité, manque d'activité physique ou absence de véritables temps de pause peuvent influencer notre sommeil et notre récupération.

Il ne s'agit pas de tout changer du jour au lendemain.

Parfois, quelques ajustements réguliers permettent déjà de remettre davantage de calme dans nos journées et de préparer progressivement le corps au repos.

Écouter son corps… mais aussi consulter

C'est probablement le message principal que j'aimerais vous transmettre avec cet article.
Écouter son corps est important. Faire vérifier médicalement un symptôme l'est tout autant.

Si votre conjoint constate des arrêts respiratoires pendant votre sommeil, si vous ronflez beaucoup et vous réveillez constamment fatigué(e), ou si vous êtes anormalement somnolent(e) pendant la journée, parlez-en à votre médecin.

Et si un diagnostic d'apnée du sommeil a déjà été posé, ne modifiez jamais votre traitement sans l'avis du professionnel qui vous suit.

Une approche complémentaire prend tout son sens lorsqu'elle reste justement complémentaire.

Prendre soin de son sommeil, c'est prendre soin de soi

Nous passons environ un tiers de notre vie à dormir.

Pourtant, dans nos vies souvent très remplies, le sommeil est encore parfois considéré comme du temps « perdu ».

Et si nous changions notre regard ?

Dormir, ce n'est pas ne rien faire.

C'est permettre au corps de récupérer.

C'est lui laisser un espace.

C'est respecter son rythme.

C'est aussi accepter que nous ne pouvons pas être constamment dans l'action.

Prendre soin de son sommeil, c'est finalement s'accorder le droit de s'arrêter pour mieux repartir.

Mon accompagnement :

Je vous accueille dans mon cabinet à Saint-Jean-le-Vieux, dans l'Ain, pour un accompagnement personnalisé associant notamment réflexologie et shiatsu, dans une approche globale prenant en compte votre état physique et émotionnel, votre stress et votre rythme de vie.

En présence d'une apnée du sommeil diagnostiquée ou suspectée, cet accompagnement intervient en complément du suivi médical et non en remplacement de celui-ci.


Lire les commentaires (0)

Soyez le premier à réagir

Ne sera pas publié

Envoyé !

Catégories