Pourquoi retombons-nous dans les mêmes schémas ? Comprendre nos croyances pour mieux s'en libérer

Pourquoi est-ce que je reproduis toujours la même chose ? Pourquoi est-ce que je sais que cette situation ne me convient plus… mais que j'y retourne ? Pourquoi est-ce si difficile de faire autrement, même lorsque j'en ai conscience ?

Pourquoi retombons-nous dans les mêmes schémas ?

Vous êtes-vous déjà entendu(e) dire :

« Je m'étais pourtant promis de ne plus recommencer… »

Et pourtant, quelques mois ou quelques années plus tard, vous vous retrouvez dans une situation étrangement familière.

Une relation dans laquelle vous vous oubliez.

Une difficulté à dire non.

Cette tendance à toujours vouloir faire plaisir.

La peur de décevoir.

Le besoin de tout contrôler.

Le sentiment de devoir être fort(e), de ne pas avoir le droit de faiblir.

Ou encore cette petite voix intérieure qui murmure : « Je ne suis pas capable », « ce n'est pas pour moi », « je dois faire mes preuves », « je n'ai pas le droit de penser à moi »…

Pourquoi reproduisons-nous certains fonctionnements alors même qu'ils nous font souffrir ?

Et surtout : peut-on réellement s'en libérer ?

Nous ne partons pas d'une page blanche

Nous nous construisons à travers notre histoire.

Notre éducation, notre environnement familial, les expériences que nous traversons, les relations que nous entretenons et les messages que nous recevons participent progressivement à notre manière de percevoir le monde… et de nous percevoir nous-mêmes.

Certains messages entendus pendant l'enfance peuvent ainsi continuer à résonner longtemps :

  • « Sois sage. »
  • « Ne pleure pas. »
  • « Il faut travailler dur pour réussir. »
  • « Pense d'abord aux autres. »
  • « Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. »

Ils ont parfois été transmis avec les meilleures intentions.

 

Mais l'enfant que nous étions a pu en tirer ses propres conclusions :

  • Pour être aimé(e), je dois être gentil(le).
  • Je ne dois pas montrer mes émotions.
  • Ma valeur dépend de ce que je réussis.
  • Penser à moi est égoïste.
  • Je dois être parfait(e) pour être reconnu(e).

Ces convictions peuvent devenir si familières que nous finissons par les considérer comme des vérités.

Quand une croyance devient limitante

Une croyance n'est pas nécessairement négative.

Certaines nous structurent et nous aident à avancer.

Elle devient limitante lorsqu'elle réduit notre liberté de choisir et nous enferme dans une manière de fonctionner qui ne nous correspond plus.

Prenons une personne qui a appris très tôt qu'elle devait être disponible pour les autres.

Adulte, elle peut devenir extrêmement attentive, généreuse et fiable.

Ce sont de belles qualités.

Mais si derrière cette disponibilité se cache l'impossibilité de dire non, elle peut progressivement s'épuiser, culpabiliser lorsqu'elle pense à elle et accepter des situations qui ne lui conviennent plus.

Le comportement visible est alors : « Je fais toujours passer les autres avant moi. »

Mais dessous se trouve parfois une croyance beaucoup plus profonde :

« Si je dis non, je risque de ne plus être aimé(e). »

C'est là que le travail devient intéressant.

Pourquoi recommence-t-on même lorsqu'on a compris ?

Parce que comprendre intellectuellement ne suffit pas toujours à changer.

Nous pouvons parfaitement savoir qu'une situation n'est pas bonne pour nous et pourtant continuer à la reproduire.

Nos automatismes se sont parfois installés pendant des années.

Et ils ne s'expriment pas uniquement dans nos pensées.

Ils peuvent aussi se manifester dans notre manière de réagir, dans nos émotions et dans notre corps.

Une situation réveille une peur.

Le corps se tend.

La respiration change.

Le ventre se noue.

Le cœur accélère.

Et avant même d'avoir véritablement réfléchi, nous reprenons parfois notre ancien fonctionnement.

C'est aussi pour cela que je trouve essentiel de ne pas séparer systématiquement le corps, les émotions et notre histoire personnelle.

Le corps participe lui aussi à notre histoire

Dans ma pratique, je rencontre des personnes qui arrivent pour une tension, une fatigue, un sommeil perturbé, une sensation de surcharge ou simplement parce qu'elles sentent qu'elles ont besoin de souffler.

Et derrière ce premier motif apparaissent parfois d'autres choses.

Une difficulté à poser ses limites.

Une charge mentale importante.

Une peur de décevoir.

Un besoin permanent de contrôle.

Une émotion que l'on retient depuis longtemps.

Un fonctionnement que l'on reconnaît… mais dont on ne sait pas comment sortir.

Cela ne signifie pas qu'une émotion est nécessairement la cause d'une douleur ou d'un problème physique.

Le corps humain est bien plus complexe que cela.

Mais notre état physique, notre système nerveux, nos émotions, notre environnement et notre vécu interagissent continuellement.

C'est précisément là que prend sens, pour moi, une approche intégrative de la santé.

Mon approche : vous accompagner dans votre globalité

Je ne cherche pas seulement à savoir « Où avez-vous mal ? »

Je cherche aussi à comprendre :

  • Comment allez-vous ?
  • Comment dormez-vous ?
  • Comment vivez-vous actuellement ?
  • Qu'est-ce qui vous préoccupe ?
  • Que ressentez-vous dans votre corps ?
  • Quelles situations semblent se répéter ?
  • Qu'est-ce qui vous empêche aujourd'hui d'aller vers ce que vous souhaitez ?

Mon approche globale me permet ainsi de vous accompagner en tenant compte de plusieurs dimensions de votre personne : physique, émotionnelle, psychique, relationnelle et de votre hygiène de vie.

La réflexologie et le shiatsu offrent une porte d'entrée corporelle.

L'écoute et l'échange permettent d'en ouvrir d'autres.

Et progressivement, il devient parfois possible de mettre de la conscience sur ce qui fonctionnait jusque-là de manière automatique.

Se libérer ne signifie pas effacer son passé

Nous ne pouvons pas changer notre éducation.

Nous ne pouvons pas réécrire ce qui nous est arrivé.

Mais nous pouvons progressivement changer la place que cette histoire occupe dans notre présent.

Cela commence souvent par observer.

Qu'est-ce qui se répète dans ma vie ?
Dans quelles situations est-ce que je réagis toujours de la même manière ?

Qu'est-ce que je crains réellement si je fais autrement ?
Cette croyance m'appartient-elle vraiment ou l'ai-je apprise ?

Est-elle encore juste aujourd'hui ?
Et peut-être la question la plus importante :

« Si je ne laissais plus cette peur décider à ma place, qu'est-ce que je choisirais ? »
Remplacer plutôt que combattre

Nous voulons parfois nous débarrasser brutalement d'un fonctionnement :

« Il faut que j'arrête d'être comme ça. »

Je préfère une approche plus progressive.

Reconnaître d'abord que ce mécanisme a probablement eu, à un moment de notre histoire, une fonction.

Puis observer qu'aujourd'hui, nous disposons peut-être d'autres possibilités.

Ainsi :

  • « Je dois toujours être fort(e) » peut progressivement devenir
    → « J'ai aussi le droit de demander de l'aide. »
  • « Je dois faire plaisir à tout le monde »
    → « Je peux respecter les autres sans m'oublier. »
  • « Dire non, c'est être égoïste »
    → « Poser une limite, c'est aussi me respecter. »
  • « Je ne suis pas capable »
    → « Je peux essayer sans avoir besoin d'être certain(e) de réussir. »

Le changement ne se fait pas nécessairement en une séance ou grâce à une phrase positive.

Mais chaque fois que nous identifions un automatisme et que nous choisissons consciemment une réponse différente, nous ouvrons une nouvelle possibilité.

Et si votre prochain pas consistait simplement à observer ?

Pendant quelques jours, je vous propose un petit exercice.

Lorsque vous ressentez une émotion forte ou que vous vous retrouvez dans une situation familière, ne cherchez pas immédiatement à la corriger.

Demandez-vous simplement :

  • Qu'est-ce que je ressens ?
  • Où est-ce que je le ressens dans mon corps ?
  • Quelle pensée vient automatiquement ?
  • Qu'est-ce que j'ai peur qu'il arrive ?
  • Et de quoi aurais-je réellement besoin à cet instant ?

Parfois, mettre de la conscience là où il n'y avait qu'un automatisme constitue déjà le début du changement.

Vous n'êtes pas obligé(e) de continuer à fonctionner comme vous avez appris à le faire

Notre histoire participe à ce que nous sommes.

Mais elle ne nous condamne pas à reproduire indéfiniment les mêmes scénarios.

Nous pouvons apprendre à reconnaître nos automatismes, comprendre certaines croyances, écouter davantage nos besoins et expérimenter progressivement une autre façon d'être avec nous-mêmes et avec les autres.

Il ne s'agit pas de devenir quelqu'un d'autre.

Il s'agit peut-être, au contraire, de distinguer progressivement ce que vous êtes profondément de ce que vous avez appris à devoir être.

Et c'est parfois à cet endroit que commence un véritable changement.

Mon accompagnement :

Je vous accueille dans mon cabinet à Saint-Jean-le-Vieux, dans l'Ain, pour un accompagnement personnalisé associant notamment réflexologie combinée et shiatsu, dans une approche globale prenant en compte votre état physique et émotionnel, votre stress et votre rythme de vie.

Mon approche intégrative considère la personne dans sa globalité. Le corps, les émotions, le vécu, les pensées, l'environnement et l'hygiène de vie ne sont pas des dimensions isolées. Mon accompagnement vise à créer des liens entre elles, afin de vous aider à mieux comprendre certains fonctionnements, à retrouver vos ressources et à avancer vers un équilibre qui vous correspond.

Cet accompagnement ne remplace pas une prise en charge médicale, psychologique ou psychiatrique lorsqu'elle est nécessaire ; il peut s'inscrire en complémentarité avec elle.


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